http://venturahighway.cowblog.fr/images/DSC06585.jpg
 
Tu t'en vas à la dérive sur la rivière du souvenir,
Et moi courant sur la rive, je te crie de revenir...


Les bateaux, jolis bateaux des ports d'été, pour s'enfuir, oublier la peine. 
Larguée. Larguée comme une sombre idiote, même plus héroïne de quoi que ce soit. 
Larguez les amarres, et  larguez la fille.  
Et jetez la par-dessus bord, ô sombre héros de l'amer. 

Pas d'amour en mer, seulement du rhum, du sexe, des tempêtes et des aventures. Sinon on va s'échouer, très vite. 
Je n'ai plus d'encre, ni d'ancre, pas de port d'attache. 
Vagabonder, sillonner les mers à la recherche d'un nouveau port, d'une nouvelle attache. 
On tomberait presque amoureuse d'un pirate, pourvu qu'on s'en aille loin. 

Que ma corde s'arrache, car le détachement prend trop de temps, que les vagues m'emportent vite, une nouvelle frénésie, de nouvelles envies, une bonne tempête et des tourbillons dans le coeur, vite, vite. Que je quitte ce port, après avoir échappé à la noyade. 
Tout recommence, perpétuel cycle. Nouveau bateau, nouvelles voiles, nouveau vent. 

"Bonheur passager ? Ils le sont tous ; qu'ils durent une semaine ou trente ans, on pleure les mêmes larmes quand arrive le dernier jour, et l'on se damnerait pour avoir droit au lendemain." 
Qu'ils durent une nuit, ou six mois. On pleure les mêmes larmes quand arrive le dernier jo
ur. 

Daisy H.